Prise de Position sur les deux initatives agricoles

Les deux initiatives populaires Pour des aliments équitables et Pour la souveraineté alimentaire, lancées respectivement par les Verts et par un comité proche des milieux écologiques suisses, doivent être comprises comme un tout. Toutes deux visent à instaurer un principe plus nécessaire que jamais : la qualité des produits alimentaires présents sur le marché suisse doit faire l’objet d’un contrôle public. Il s’agit de qualité tant sociale (au niveau des conditions de travail des producteurs locaux ou étrangers) que sanitaire (au niveau de la nature des produits) ou écologique (au niveau de la distance parcourue par les produits, des techniques utilisées pour les produire, etc.). La situation actuelle est celle d’une absence totale de transparence par rapport à tous ces critères, de la disparition continue des petits producteurs locaux au profit de grandes exploitations industrielles irrespectueuses à l’égard de l’homme et de la nature, de l’empoisonnement de la population aux pesticides, etc. C’est celle que défend le Conseil fédéral et les partis de droite dure. La population doit être avant tout sensibilisée aux ravages et aux injustices phénoménales provoquées par le système commercial dominant, ce « libre-échange » qui n’en est pas un. La Jeunesse socialiste genevoise soutient donc fortement ces deux initiatives.

Prise de Position sur le Contre projet à l’initiative “Pro-vélo”

Le contre-projet à l’initiative pro-vélo veut inscrire dans la constitution l’obligation de la Confédération de soutenir le développement des infrastructures destinée à l’utilisation du vélo par la population. La Jeunesse Socialiste Genevoise soutient ce projet. Voilà pourquoi :

 

Aujourd’hui, nous arrivons à une extrémité. L’ancien modèle de mobilité où la voiture jouait rôle central (et quasiment exclusif) ne peut plus continuer. L’exemple de Genève est frappant. Peu de mesures sont prises par les autorités pour réduire le trafic de véhicules privés en ville et ainsi la circulation en est désastreuse et le bilan écologique catastrophique. Les collectivités doivent prendre des mesures urgentes pour avantager la mobilité douce. L’initiative pro-vélo est une part de ces mesures et c’est pourquoi nous la soutenons, mais elle doit être accompagnée d’autres mesures comme le développement des réseaux de transports public et leur gratuité. Malheureusement, nous assistons aujourd’hui à une tendance inverse : Augmentation du prix des billets de trains, menace de réduction de l’offre TPG. Actuellement, cette tendance est logique : Les Transports sont un marché comme les autres et les compagnies doivent dégager des profits. Ainsi, si un ligne de bus n’est pas rentable car trop peu de gens l’utilisent, elle est fermée, et ces gens n’ont plus d’autre choix que d’utiliser leurs voitures. Cette tendance doit être impérativement inversée si nous ne voulons construire un espace urbain plus écologique et plus solidaire plutôt que d’étouffer dans les gazs d’échappement chacun seul dans sa voiture dans un éternel bouchon. Cette inversion de tendance nous, les travailleurs, devons l’arracher au autorités par la lutte.

 

En effet, si nous avons besoin urgemment d’une transition dans notre manière de nous déplacer, celle-ci ne doit pas se faire sur le dos de travailleurs. Ainsi, pas de mesures avantageuses pour les plus riches comme les péages urbains, qui ne font que réserver le centre-ville aux plus riches. Appelons plutôt à la gratuité des transports publics et à un système de vélos en libre service gratuit (qui permettrait de fournir tout le monde en véhicules pour rouler sur nos nouvelles belles pistes cyclables). Servons nous plutôt de cette nécessité de changement de modèle pour rendre nos moyens de transports plus démocratiques et non pas comme un autre marché capitaliste bloqué par l’obligation de profit.

 

Pour toutes ces raisons la JSG vous invite à voter OUI au contre-projet à l’initiative pro-vélo et à vous mobiliser pour défendre des moyens de déplacement plus socialistes et plus durables.

Non à la loi sur la Caisse de pension de la Police et du personnel pénitenciaire

Tout au long de leur carrière, les fonctionnaires de police et des établissements pénitentiaires sont appelés à grader. Cette augmentation en grade s’accompagne bien entendu d’une augmentation de salaire. A ce moment-là, les policiers.ères ont la possibilité de faire un rappel de leur cotisations pour leur caisse de prévoyance, c’est-à-dire de faire comme s’ils avaient gagné leur nouveau salaire dès le début et donc payé leurs cotisations par rapport à celui-ci. Jusqu’à maintenant, l’État finançait en moyenne 80 % du rappel. La nouvelle loi vise à supprimer ce régime-là et laisse les fonctionnaires de police et des établissements pénitentiaires devant un choix : prendre eux/elles-même le rappel en charge ou y renoncer.
La Jeunesse Socialiste Genevoise s’oppose fortement à cette réforme antisociale portée par la droite libérale et scandaleusement soutenue par les Vert-e-s. En effet, cette nouvelle loi signifie une détérioration nette des retraites des policiers.ères, ainsi déconnectées de leur salaires réels. Les partisan.ne.s de la nouvelle loi tendent de dépeindre la situation des policiers.ères comme un privilège, de la même façon que Macron le fait en France avec les cheminot.e.s, alors qu’il ne s’agit simplement que de retraites de qualité, dont l’entièreté de la population devrait pouvoir bénéficier. Ainsi, ils/elles montent les 99 % contre les fonctionnaires de police, les détourant ainsi des réels privilégiés : les 1 %. Enfin, cette réforme s’inscrit dans un mouvement massif de démantèlement des retraites. Dire non le 10 juin, c’est dire non toutes ces mesures d’austérité qui toucheront tant la fonction publique que les secteur privé dans les années à venir.

 

C’est pourquoi la JSG recommande de voter NON à la modification de la loi sur la Caisse de prévoyance de la Police et du personnel pénitentiaire.

OUI au plan directeur du PAV

Le quartier Praille-Acacias-Vernets est actuellement la plus grande zone de développement urbain potentiel à Genève. Tous les partis tombent d’accord sur la nécessité de transformer en véritable ville cette zone industrielle aux portes de Carouge. Mais qu’est ce qui doit être construit sur cette parcelle ? C’est ce que la loi sur l’aménagement du PAV règle aujourd’hui.
Un référendum a été demandé par le camp bourgeois contre la dernière mouture de cette loi. Pourquoi ? La droite considère que le pourcentage de logements sociaux prévu par la loi (62% du total) est bien trop grand. Inversement, elle affirme que le pourcentage de logements en propriété par étage (PPE) est trop faible (12%).
La Jeunesse Socialiste Genevoise, elle considère ce haut taux de logement sociaux comme une nécessité. En effet, le logement est un besoin de base de tout un chacun et actuellement le marché immobilier capitaliste ne fournit pas les logements nécessaires à la population genevoise. De plus, la crise du logement et la spéculation immobilière font que les loyers augmentent sans cesse et que les promoteurs sont motivés à construire des locaux commerciaux, plus profitables, et donc à accentuer la crise. Ainsi, il est clair que le manque de logements abordables trouve son origine dans les mécanismes du système capitaliste. C’est pourquoi, à long terme, il est nécessaire d’abolir ce système économique et de le remplacer par une planification socialiste qui construirait des logements selon les besoins des gens et non pas selon la nécessité de faire du profit. Toutefois, les gens ont maintenant besoin de se loger et c’est pourquoi il est aussi nécessaire de se battre aujourd’hui pour imposer des limitations au marché capitaliste du logement.
En forçant 60% de logements sociaux et 2 logements pour un emploi dans le nouveau quartier Praille-Acacias-Vernets, la nouvelle loi d’aménagement pose ces limitations et permettra de fournir un tant soit peu ce dont les genevois ont besoin, c’est-à-dire des logements abordables, nombreux et proches du centre-ville pour que les travailleurs ne doivent pas continuellement s’en aller vers la périphérie.
C’est pourquoi la Jeunesse Socialiste Genevoise recommande de voter OUI à la loi sur l’Aménagement du PAV.

NON à la nouvelle loi sur les jeux d’argent

Le 10 juin prochain, nous voterons sur la nouvelle loi sur les jeux d’argent. Voici les principales innovations de cette loi :

  • exploitation en ligne des jeux d’argent si proposées par des maisons de jeu sises en Suisse
  • contribution annuelle d’un 1mio de CHF à l’AVS, à la culture et au sport
  • exonération des gains aux jeux jusqu’à 1 million de CHF.

Le PS, les Verts et la Loterie Romande sont en faveur du texte mais la Jeunesse Socialiste Suisse, les Jeunes Vert.e.s Suisses s’y opposent tout comme economiesuisse et le PLR- désavouant ainsi son comité directeur (!). Difficile donc de se faire un avis sur cette loi en ne s’intéressant qu’aux recommandations de vote des différents partis et groupes d’intérêts… Il convient donc de regarder un peu plus en détail cette loi pour se forger une opinion.

1) La censure d’internet
La nouvelle loi sur les jeux d’argent permet l’ouverture d’un nouveau marché extrêmement lucratif : les jeux d’argent en ligne. Toutefois, seules les entreprises sises en Suisse pourront en proposer. Les autre maisons de jeu seront exclues du marché helvétique, ce qui passe concrètement par une censure au sein de la toile. C’est cette censure qui a profondément irrité les partis et organisations libérales, en effet quoi de pire pour elles qu’une limitation de la libre concurrence et de la (pseudo-) liberté individuelle des consammateurs.trices ? Mais revenons à cette censure. D’aucuns affirment qu’il s’agit là d’une dangereuse dérive autoritaire, nous n’irons pas jusque-là. Cette loi crée néanmoins un précédent : la possibilité de limiter internet pour le bien de la population et de son économie. Or, décider de ce qui est bien ou pas pour la Suisse est un acte éminemment subjectif, et offrir la possibilité à des institutions bourgeoises de le faire n’est pas une réjouissance pour nous. De plus, un tel blocage est facilement contournable. Cela mènerait donc à la création d’un marché noir du jeu en ligne extrêmement opaque. L’un des arguments invoqués pour justifier cette censure est que les maisons de jeu étrangères ne paient pas d’impôts en Suisse et ne contribuent donc pas au bien commun. Cet argument est tout à fait correct. Toutefois, c’est également le cas de tous les géants d’internet (GAFA). Et tout comme les maisons de jeu, ces entreprises ont nombre d’impacts négatifs sur leurs client.e.s. Or, on bloque pas ces sites-là ;ce serait absurde d’ailleurs. Ce pour quoi il faut se battre, c’est que ces entreprises, GAFA, maisons de jeu en ligne ou autres, paient réellement leurs impôts.

2) Des mesures de prévention insuffisantes
Selon les paritsan.nne.s de la réforme, celle-ci améliorerait la prévention en matière d’addiction aux jeux d’argent. Il faut dire que cela est nécessaire. Aujourd’hui on compte 75’000 personnes addictes aux jeux d’argent, ce qui représente des coûts sociaux d’entre 551 et 648 millions de francs par an. Or, le Parlement a biffé toutes les mesures de prévention, à l’exception certes de mesures d’exclusion des personnes dépendantes des casinos. Pire encore, la nouvelle loi introduit une défiscalisation des gains situés en-dessous du million, soit la quasi-totalité des gains. Cette mesure, en plus d’engendrer des pertes conséquentes pour l’État- et ce, alors que les mesures d’austérité pullulent-, renforce encore un peu plus le potentiel addictif des jeux d’argent. En effet, la possibilité de gagner plus qu’en travaillant, sans devoir payer d’impôts sur ce gain, le tout en quelques secondes, que faut-il de plus pour rendre un.e joueur.euse dépendant.e ?

3) Des mesures sociales profondément antisociales
1 milliard pour le sport, l’AVS et la culture ! Depuis le début de la campagne, c’est le seul et argument qu’utilisent les Verts et le PS pour voter en faveur de cette loi. Un milliard…il est vrai que c’est alléchant. Mais d’où vient ce milliard ? Du jeu… et donc des joueurs.euses. Mais qui sont ces personnes ? Certainement pas des riches, non, ce sont plutôt des personnes précarisées qui rêvent d’argent facile et rapide, à la fois pour se sortir de leur situation précaire et pour tendre vers cet idéal de richesse implanté dans leurs têtes par des années de propagande bourgeoise. Résumons : les Socialistes et les Verts veulent donc faire payer des pauvres pour financer des prestations qui leur sont en grande partie destinées. C’est absurde ! C’est même révoltant. D’aucuns rétorqueront que l’on ne peut pas faire autrement, les choses étant comme elles sont. Ce sont les mêmes personnes qui défendaient PV2020 avançant qu’un meilleur compromis ne serait pas obtenable au sein du Parlement. Nous, nous ne nous arrêterons pas au meilleur compromis possible, au moindre mal, non, nous nous battrons pour un État social fort, et si ce combat ne peut être mené au sein des institutions bourgeoises, nous l’amènerons dans la rue et irons chercher l’argent là où il est : dans les poches des riches.

OUI à l’initiative Monnaie Pleine

La Jeunesse socialiste genevoise soutient l’initiative « Monnaie pleine ». Celle-ci a le
mérite de provoquer un débat politique autour du thème méconnu de la création
monétaire. Le pouvoir accordé aux banques privées de créer de la monnaie (sous
une forme bâtarde) est une des sources du processus de distribution exacerbée des
richesses crées par les travailleurs aux exploiteurs ayant cours depuis une trentaine
d’années.
L’initiative Monnaie Pleine a donc pour but de faire que seule la banque nationale
suisse puisse créer des nouveaux francs. Actuellement, une banque privée utilise
une part de l’argent que les particuliers déposent chez elle pour le prêter à d’autres
personnes et crée ainsi de la monnaie en plus. Ainsi, la majeur partie de la création
monétaire échappe au contrôle de l’Etat. Cela pose donc un risque systémique
puisqu’il n’y a pas de vision d’ensemble de la création monétaire et la gestion de la
masse monétaire ne se fait pas pour les intérêts du plus grand nombre.
Bien que le texte de l’initiative ne soit pas suffisamment radical pour empêcher nos
dirigeants économiques de court-circuiter largement la volonté de ses concepteurs
au cas où elle serait acceptée, et, plus généralement, malgré l’optimisme de la part
de ces derniers quant à la capacité des mesures qu’ils préconisent (en particulier
« nationaliser » le crédit) à bouleverser les rapports de forces économiques actuels
et la trop grande confiance accordée à l’Etat de gérer l’économie en faveur des
travailleurs, il s’agit d’une initiative foncièrement progressiste et donc digne d’être
soutenue. Cette initiative à le mérite de poser la question du pouvoir des banques
privées sur ce qui nous sert à faire des transactions au quotidien.

C’est pourquoi la Jeunesse Socialiste Genevoise recommande de
voter OUI à l’initiative Monnaie Pleine.

Le 14 juin, les femmes et la JSG disent NON à PV2020

Le 14 juin 1981, la Suisse inscrivait dans sa Constitution l’égalité entre les hommes et les femmes. Dix ans plus tard, le 14 juin 1991, les femmes faisaient grève pour exiger l’égalité dans les faits. En 2017, on veut imposer aux femmes de travailler une année de plus sous prétexte d’égalité !
NON à une réforme de la prévoyance vieillesse sur le dos des femmes, OUI au référendum !
Dans l’espace public comme dans la sphère privée ou au niveau professionnel, les femmes sont confrontées au sexisme :
· En raison des inégalités accumulées, elles ont des rentes de 37% inférieures à celles des hommes, voire de 63% si on prend en compte uniquement le 2e pilier.
· Un simple calcul montre que pour combler l’actuelle inégalité salariale entre femmes et hommes, soit en moyenne 18,1 %, l’âge de la retraite des femmes devrait être fixé à 57 ans.
· Les femmes sont nombreuses à ne plus trouver de place sur le marché du travail bien avant d’avoir atteint l’âge de la retraite.
· Toutes générations confondues, les femmes assurent gratuitement les deux tiers du travail domestique de soins et d’éducation.
· 500’000 femmes ne touchent à leur retraite que l’AVS : les 70 francs, proposé par PV2020, de bonus ne leur suffiront pas pour vivre sans recourir aux prestations complémentaires
Afin de dénoncer cette mesure antisociale et de récolter des signatures pour le référendum, la JSG a mené aujourd’hui une action à la Place de la Navigation !
L’instrument référendaire doit en être l’outil actuellement, même si nous ne pouvons repousser qu’une petite partie des attaques de la bourgeoisie.
Pourtant, pour la Jeunesse socialiste genevoise, le référendum ne peut être un but en soi. Il ne peut avoir d’efficacité s’il n’est pas accompagné par une élévation de la conscience et l’organisation de la jeunesse et de la classe ouvrière.
Pour nous, cette réforme est inacceptable. Le système injuste des 3 piliers est incapable de garantir les retraites, et cette réforme, par le renforcement du 2e pilier, fait un pas en avant vers une pension plus individualisée et moins solidaire. A ce système injuste, nous opposons un système de pensions populaires qui ferait payer davantage les plus riches : une fusion de tous les piliers dans une véritable « AVS plus ».

Blessure d’un JS suisse dans les manifestations en France et désaveu du PS : solidarité avec notre camarade blessé !

Lors de la grande manifestation contre la nouvelle loi du travail en France, Alain Roth, président de la JS Oberaargau, a été gravement blessé par une grenade lacrymogène, probablement lancée par la police française. Les sections JS du Valais romand, de Fribourg et de Genève condamnent sans réserve la violence policière contre le mouvement de résistance et souhaite à son camarade un prompt rétablissement ainsi que beaucoup de courage pour surmonter les séquelles de cette attaque malhonnête.

Le mouvement de grève, qui mène depuis des semaines une lutte exemplaire contre les attaques du gouvernement « socialiste » de François Hollande, culminait dans les manifestations du 14 juin. Plus d’un million de travailleuses, travailleurs et de jeunes étaient dans les rues, et plusieurs centaines de milliers dans les autres villes du pays. Comme lors des précédentes manifestations, des unités spéciales de la police sont intervenues et ont brutalement abusé de leur force. Le camarade Alain Roth, pour avoir subi une grave blessure à la colonne vertébrale, a frôlé la mort : ce fait gravissime, ainsi que les blessures des autres manifestants, ne semblent pas faire reculer le gouvernement Hollande dans l’application de sa réforme.

La lutte des travailleuses et travailleurs et de la jeunesse en France contre le capitalisme et ses impacts néfastes est aussi la nôtre : voilà pourquoi des militant-e-s suisses prennent part à la résistance. L’internationalisme est la base de notre combat.

Le PS Langenthal ne comprend pas cela. Alain Roth, qui est candidat aux élections communales dans cette section, a été désavoué : le PS Langenthal, par un spectaculaire acte de faiblesse, s’est distancié de notre camarade par un communiqué de presse et l’a évincé de la liste électorale. Ils ont non seulement trahi notre camarade, mais aussi les principes d’internationalisme socialiste qui sont les nôtres. Ces mots leur sont étrangers : dans leur communiqué de presse, ils annoncent ne pas comprendre la présence de notre camarade dans les manifestations en France.

Pour cela, nous appelons instamment le PS Langenthal à s’excuser pour ce comportement et à réhabiliter Alain Roth.

Nous souhaitons à notre camarade une guérison rapide et espérons le revoir très prochainement chez nous. Solidarité avec la lutte des travailleuses et des travailleurs français ! Nous soutenons entièrement les objectifs du mouvement et continuons à l’encourager de toutes nos forces.

La Jeunesse Socialiste du Valais romand
La Jeunesse Socialiste de Fribourg
La Jeunesse Socialiste de Genève

Traduit et adapté du communiqué de presse de l’Étincelle, avec leur permission.

http://www.derfunke.ch/htm/de/deutsch/internationale-solidaritaet/solidaritaet-mit-unserem-verletzten-genossen/

Pourquoi ne soutenons-nous pas le revenu de base inconditionnel ?

La Jeunesse socialiste genevoise recommande de rejeter l’initiative pour un revenu de base inconditionnel malgré ses attraits évidents. Les partisans répètent à l’envi qu’il ne s’agit que d’un vote sur le principe d’un revenu de base, mais on ne peut pas occulter la mise en application d’une telle initiative en cas d’acceptation, qui risquerait d’être bien éloignée des objectifs initiaux. Sans parler des problèmes constitutionnels que l’initiative implique (de nombreux articles devraient être modifiés), le danger principal pèse sur le système de protection sociale. Personne ne conteste l’imperfection de ce système, mais la simplicité du revenu de base n’est sans doute pas apte à répondre à la complexité des difficultés et des besoins des plus défavorisés. Que reste-t-il au citoyen démuni pour qui le montant du revenu de base ne suffit pas ? Il faudra soit remplacer les diverses assurances sociales, mais alors le montant ne peut pas être fixe, soit rendre le système encore plus complexe.

Comment peut-on améliorer la situation des plus défavorisés en considérant, sur le plan socio-économique, chaque citoyen sur un pied d’égalité ? Ce type de réponse libertarienne remet non seulement en cause la plupart des acquis sociaux, mais refuse aussi à tort de reconnaître la complexité des situations fragiles.

Un défaut d’ordre plus général gêne également : le modèle de société nouvelle proposé par le revenu de base inconditionnel met l’argent au centre de toute chose. Le choix de son travail ou l’encouragement aux études et à la vie créative, souhaités par les initiants, dépendent entièrement d’une arrivée d’argent continuelle. Or, il n’est pas souhaitable que notre bonheur dépende uniquement de la somme d’argent que l’on reçoit. Dans tous les cas, le Parlement, qui fixerait cette somme, est à majorité de droite ; et c’est précisément cette droite qui n’hésiterait pas à prendre pour prétexte l’existence du revenu de base pour bloquer toute tentative ultérieure d’avancée socialiste.

Une tension apparaît indéniablement entre le texte aussi concis que vague de l’initiative et les innombrables objectifs des initiants. La jeunesse doit rêver, et le principe d’un revenu de base le permet, mais ne peut pas être irresponsable, devant les graves défauts de l’initiative.

Embuscade grotesque de la maréchaussée

Ce vendredi soir, comme lors de nombreux vendredis soir depuis plus de dix ans, des cyclistes et autres promeneurs sur roues se sont réunis pour procéder en groupe à la traditionnelle flânerie de la CRITICAL MASS, dans le but de rendre aux grises routes leur convivialité et leur sympathie (et accessoirement de freiner la circulation pour bien faire comprendre aux engins motorisés qu’ils ne sont pas maîtres en ces lieux).

Or, la Jeunesse Socialiste Genevoise ACCUSE la police d’avoir tendu un guet-apens perfide à ces promeneurs : les agents se sont en effet embusqués aux deux extrémités du pont des Bergues pour piéger les cyclistes réunis sur l’île Rousseau. Et ainsi, à mesure que la Critical Mass passait devant leurs yeux, ils procédaient à des arrestations pour les raisons les plus ineptes, notamment en cas d’absence de phares aux vélos. Ineptes, car rappelons-le bien : il n’y a rien d’illégal à organiser une petite virée à vélo entre amis. En tout, une vingtaine de cyclistes ont été verbalisés.

Nous déplorons donc cette répression gratuite contre une action pacifique, conviviale et devenue coutumière à Genève. Pourquoi persécuter les cyclistes ? Pourquoi tenter de les décourager de procéder à de nouvelles Critical Mass ? Ce sont pourtant bien eux les victimes des routes envahies d’engins polluants et agressifs : ils doivent avoir le droit de le proclamer. Crions-le haut et fort : réduisons drastiquement le trafic motorisé et favorisons les transports publics et les vélos !