Non à l’initiative “Contre les juges étrangers”

La Jeunesse Socialiste Genevoise appelle à voter Non à l’initiative UDC “pour l’autodétermination”. Cette initiative populaire vise à inscrire la primauté du droit suisse sur le droit international dans la constitution.
Si les partis bourgeois (PLR, PDC) combattent cette initiative avec des arguments moraux autour de la prétendue “tradition humanitaire” de la Suisse, ou des dangers qu’un Oui pourrait créer en ce qui concerne les exportations des entreprises Suisses, notre critique relève plutôt de la caractérisation de ce qu’est l’UDC en tant que parti. Il est clair que les Droits Humains doivent être défendus. Ils peuvent, dans certains cas précis, protéger les travailleurs contre les attaques des patrons. Mais nous voulons ici plutôt poser la question de pourquoi l’UDC lance cet initiative.
L’UDC est un parti dirigé par des propriétaires d’entreprises, des rentiers très riches, mais qui, contrairement au PLR, se tourne vers les travailleurs suisses pour gagner des sièges et défendre les intérêts des nantis. Ainsi, ce que l’UDC recherche c’est une alliance entre les travailleurs suisses et les capitalistes suisses. Mais ces deux groupes sont fondamentalement opposés dans leur intérêts. Les capitalistes suisses doivent produire de moins en moins cher pour faire du profit alors que les travailleurs, eux, doivent se battre contre ces même capitalistes pour obtenir de meilleures conditions de travail.
Pour créer cette “alliance”, l’UDC crée des épouvantails qu’elle accuse de tous les maux du peuple suisse Comme le seul lien entre capitalistes et travailleurs suisses est finalement de posséder un passeport rouge à croix blanchem alors la cible de l’UDC est généralement “le travailleur étranger” : Les musulmans avec l’initiative des minarets, les européens avec l’immigration de masse et aujourd’hui, les juges étrangers avec l’initiative d’autodétermination.
Pourtant, les intérêts de travailleurs suisses sont plus proches de ceux des travailleurs étrangers que de ceux des capitalistes suisses. De ce fait, votons tous et toutes NON le 25 Septembre pour signifier à l’UDC que sa stratégie malhonnête et opportuniste de fonctionne plus ! Non à l’initiative d’autodétermination !

Oui à l’initiative pour des vaches à cornes

a Jeunesse Socialiste Genevoise soutient l’initiative pour des vaches à cornes. Cette initiative vise à subventionner les éleveurs qui n’écornent pas leur bétail.
Dans le système capitaliste au sein duquel nous vivons, le mot d’ordre est la domination. La domination des possédants sur celles et ceux qui n’ont rien, la domination des riches sur les pauvres mais aussi la domination de l’humain sur la nature. Ainsi, les ressources naturelles et toutes les espèces vivantes non-humaines sont principalement vues comme un moyen de faire du profit, moteur et but du système capitaliste. De cette vision-là découle un traitement des autres espèces vivantes comme de simples objets, sans considération aucune pour leur bien-être. L’écornage s’inscrit totalement dans cette logique. Il est source de souffrance pour le bétail et peut entraîner des séquelles sur le long terme. Malgré cela, il est pratiqué car il permet d’entasser beaucoup de vaches dans un petit espace sans risque de blessure, apportant ainsi une plus grande productivité aux éleveurs.
Cela est inadmissible ! Comme les êtres humains, les animaux doivent avoir des droits et en premier lieu celui de pouvoir mener une vie digne. L’écornage est une claire entrave à cet objectif. Il convient donc d’y mettre fin. L’initiative ne vise pas à interdire cette pratique, ce que nous regrettons. Une simple mesure incitative ne suffit pas. Toutefois, il faut prendre en compte la situation extrêmement précaire des éleveurs et éleveuses en Suisse. Laisser les cornes au bétail, signifie aussi leur accorder une place plus grande, ce qui est un pas en avant pour la qualité de vie de ces animaux, mais cela engendre également d’importants coûts supplémentaires. L’idéal serait donc une interdiction de l’écornage accompagnée d’une augmentation des subventions adaptée à cette hausse de coûts. En attendant un tel projet, nous soutenons clairement cette initiative certes timide mais allant dans le bon sens.
Plus d’informations : https://hornkuh.ch/fr/home/

Non à la surveillance des assuré-e-s !

Les riches planquent illégalement des milliards de francs par an pour ne pas devoir rendre à la collectivité l’argent qu’ils lui ont pompé. Pour permettre à leurs clients de bafouer la loi, les partis de droite ont rendu le système financier totalement opaque et l’État quasi impuissant à combattre cette fraude colossale. Mais il faut aussi détourner l’attention de la population en focalisant son attention sur un type de fraude mille fois moins néfaste pour les caisses publiques, causé par des gens du commun : la fraude aux assurances sociales. Diviser pour mieux laisser piller : c’est ce que la droite fait avec succès depuis longtemps. La loi révisée sur la surveillance des assurés que nous combattons aujourd’hui par référendum donne aux assurances sociales, publiques comme privées, des moyens supérieurs à ceux de la police pour harceler ceux qu’elles prétendent soupçonner de fraude. Cette loi touche donc tous les assurés, honnêtes ou pas, et est digne d’un régime totalitaire. Ne nous laissons pas duper par les riches et ceux qui les protègent, ne nous laissons pas consciemment priver de nos droits fondamentaux !

Plus d’infos sur : https://www.facebook.com/Non-%C3%A0-lespionnage-des-assur%C3%A9es-Gen%C3%A8ve-564427913926794/
https://non-surveillance-assurances.ch/

Prise de Position sur les deux initatives agricoles

Les deux initiatives populaires Pour des aliments équitables et Pour la souveraineté alimentaire, lancées respectivement par les Verts et par un comité proche des milieux écologiques suisses, doivent être comprises comme un tout. Toutes deux visent à instaurer un principe plus nécessaire que jamais : la qualité des produits alimentaires présents sur le marché suisse doit faire l’objet d’un contrôle public. Il s’agit de qualité tant sociale (au niveau des conditions de travail des producteurs locaux ou étrangers) que sanitaire (au niveau de la nature des produits) ou écologique (au niveau de la distance parcourue par les produits, des techniques utilisées pour les produire, etc.). La situation actuelle est celle d’une absence totale de transparence par rapport à tous ces critères, de la disparition continue des petits producteurs locaux au profit de grandes exploitations industrielles irrespectueuses à l’égard de l’homme et de la nature, de l’empoisonnement de la population aux pesticides, etc. C’est celle que défend le Conseil fédéral et les partis de droite dure. La population doit être avant tout sensibilisée aux ravages et aux injustices phénoménales provoquées par le système commercial dominant, ce « libre-échange » qui n’en est pas un. La Jeunesse socialiste genevoise soutient donc fortement ces deux initiatives.

Prise de Position sur le Contre projet à l’initiative “Pro-vélo”

Le contre-projet à l’initiative pro-vélo veut inscrire dans la constitution l’obligation de la Confédération de soutenir le développement des infrastructures destinée à l’utilisation du vélo par la population. La Jeunesse Socialiste Genevoise soutient ce projet. Voilà pourquoi :

 

Aujourd’hui, nous arrivons à une extrémité. L’ancien modèle de mobilité où la voiture jouait rôle central (et quasiment exclusif) ne peut plus continuer. L’exemple de Genève est frappant. Peu de mesures sont prises par les autorités pour réduire le trafic de véhicules privés en ville et ainsi la circulation en est désastreuse et le bilan écologique catastrophique. Les collectivités doivent prendre des mesures urgentes pour avantager la mobilité douce. L’initiative pro-vélo est une part de ces mesures et c’est pourquoi nous la soutenons, mais elle doit être accompagnée d’autres mesures comme le développement des réseaux de transports public et leur gratuité. Malheureusement, nous assistons aujourd’hui à une tendance inverse : Augmentation du prix des billets de trains, menace de réduction de l’offre TPG. Actuellement, cette tendance est logique : Les Transports sont un marché comme les autres et les compagnies doivent dégager des profits. Ainsi, si un ligne de bus n’est pas rentable car trop peu de gens l’utilisent, elle est fermée, et ces gens n’ont plus d’autre choix que d’utiliser leurs voitures. Cette tendance doit être impérativement inversée si nous ne voulons construire un espace urbain plus écologique et plus solidaire plutôt que d’étouffer dans les gazs d’échappement chacun seul dans sa voiture dans un éternel bouchon. Cette inversion de tendance nous, les travailleurs, devons l’arracher au autorités par la lutte.

 

En effet, si nous avons besoin urgemment d’une transition dans notre manière de nous déplacer, celle-ci ne doit pas se faire sur le dos de travailleurs. Ainsi, pas de mesures avantageuses pour les plus riches comme les péages urbains, qui ne font que réserver le centre-ville aux plus riches. Appelons plutôt à la gratuité des transports publics et à un système de vélos en libre service gratuit (qui permettrait de fournir tout le monde en véhicules pour rouler sur nos nouvelles belles pistes cyclables). Servons nous plutôt de cette nécessité de changement de modèle pour rendre nos moyens de transports plus démocratiques et non pas comme un autre marché capitaliste bloqué par l’obligation de profit.

 

Pour toutes ces raisons la JSG vous invite à voter OUI au contre-projet à l’initiative pro-vélo et à vous mobiliser pour défendre des moyens de déplacement plus socialistes et plus durables.

Non à la loi sur la Caisse de pension de la Police et du personnel pénitenciaire

Tout au long de leur carrière, les fonctionnaires de police et des établissements pénitentiaires sont appelés à grader. Cette augmentation en grade s’accompagne bien entendu d’une augmentation de salaire. A ce moment-là, les policiers.ères ont la possibilité de faire un rappel de leur cotisations pour leur caisse de prévoyance, c’est-à-dire de faire comme s’ils avaient gagné leur nouveau salaire dès le début et donc payé leurs cotisations par rapport à celui-ci. Jusqu’à maintenant, l’État finançait en moyenne 80 % du rappel. La nouvelle loi vise à supprimer ce régime-là et laisse les fonctionnaires de police et des établissements pénitentiaires devant un choix : prendre eux/elles-même le rappel en charge ou y renoncer.
La Jeunesse Socialiste Genevoise s’oppose fortement à cette réforme antisociale portée par la droite libérale et scandaleusement soutenue par les Vert-e-s. En effet, cette nouvelle loi signifie une détérioration nette des retraites des policiers.ères, ainsi déconnectées de leur salaires réels. Les partisan.ne.s de la nouvelle loi tendent de dépeindre la situation des policiers.ères comme un privilège, de la même façon que Macron le fait en France avec les cheminot.e.s, alors qu’il ne s’agit simplement que de retraites de qualité, dont l’entièreté de la population devrait pouvoir bénéficier. Ainsi, ils/elles montent les 99 % contre les fonctionnaires de police, les détourant ainsi des réels privilégiés : les 1 %. Enfin, cette réforme s’inscrit dans un mouvement massif de démantèlement des retraites. Dire non le 10 juin, c’est dire non toutes ces mesures d’austérité qui toucheront tant la fonction publique que les secteur privé dans les années à venir.

 

C’est pourquoi la JSG recommande de voter NON à la modification de la loi sur la Caisse de prévoyance de la Police et du personnel pénitentiaire.

OUI au plan directeur du PAV

Le quartier Praille-Acacias-Vernets est actuellement la plus grande zone de développement urbain potentiel à Genève. Tous les partis tombent d’accord sur la nécessité de transformer en véritable ville cette zone industrielle aux portes de Carouge. Mais qu’est ce qui doit être construit sur cette parcelle ? C’est ce que la loi sur l’aménagement du PAV règle aujourd’hui.
Un référendum a été demandé par le camp bourgeois contre la dernière mouture de cette loi. Pourquoi ? La droite considère que le pourcentage de logements sociaux prévu par la loi (62% du total) est bien trop grand. Inversement, elle affirme que le pourcentage de logements en propriété par étage (PPE) est trop faible (12%).
La Jeunesse Socialiste Genevoise, elle considère ce haut taux de logement sociaux comme une nécessité. En effet, le logement est un besoin de base de tout un chacun et actuellement le marché immobilier capitaliste ne fournit pas les logements nécessaires à la population genevoise. De plus, la crise du logement et la spéculation immobilière font que les loyers augmentent sans cesse et que les promoteurs sont motivés à construire des locaux commerciaux, plus profitables, et donc à accentuer la crise. Ainsi, il est clair que le manque de logements abordables trouve son origine dans les mécanismes du système capitaliste. C’est pourquoi, à long terme, il est nécessaire d’abolir ce système économique et de le remplacer par une planification socialiste qui construirait des logements selon les besoins des gens et non pas selon la nécessité de faire du profit. Toutefois, les gens ont maintenant besoin de se loger et c’est pourquoi il est aussi nécessaire de se battre aujourd’hui pour imposer des limitations au marché capitaliste du logement.
En forçant 60% de logements sociaux et 2 logements pour un emploi dans le nouveau quartier Praille-Acacias-Vernets, la nouvelle loi d’aménagement pose ces limitations et permettra de fournir un tant soit peu ce dont les genevois ont besoin, c’est-à-dire des logements abordables, nombreux et proches du centre-ville pour que les travailleurs ne doivent pas continuellement s’en aller vers la périphérie.
C’est pourquoi la Jeunesse Socialiste Genevoise recommande de voter OUI à la loi sur l’Aménagement du PAV.

NON à la nouvelle loi sur les jeux d’argent

Le 10 juin prochain, nous voterons sur la nouvelle loi sur les jeux d’argent. Voici les principales innovations de cette loi :

  • exploitation en ligne des jeux d’argent si proposées par des maisons de jeu sises en Suisse
  • contribution annuelle d’un 1mio de CHF à l’AVS, à la culture et au sport
  • exonération des gains aux jeux jusqu’à 1 million de CHF.

Le PS, les Verts et la Loterie Romande sont en faveur du texte mais la Jeunesse Socialiste Suisse, les Jeunes Vert.e.s Suisses s’y opposent tout comme economiesuisse et le PLR- désavouant ainsi son comité directeur (!). Difficile donc de se faire un avis sur cette loi en ne s’intéressant qu’aux recommandations de vote des différents partis et groupes d’intérêts… Il convient donc de regarder un peu plus en détail cette loi pour se forger une opinion.

1) La censure d’internet
La nouvelle loi sur les jeux d’argent permet l’ouverture d’un nouveau marché extrêmement lucratif : les jeux d’argent en ligne. Toutefois, seules les entreprises sises en Suisse pourront en proposer. Les autre maisons de jeu seront exclues du marché helvétique, ce qui passe concrètement par une censure au sein de la toile. C’est cette censure qui a profondément irrité les partis et organisations libérales, en effet quoi de pire pour elles qu’une limitation de la libre concurrence et de la (pseudo-) liberté individuelle des consammateurs.trices ? Mais revenons à cette censure. D’aucuns affirment qu’il s’agit là d’une dangereuse dérive autoritaire, nous n’irons pas jusque-là. Cette loi crée néanmoins un précédent : la possibilité de limiter internet pour le bien de la population et de son économie. Or, décider de ce qui est bien ou pas pour la Suisse est un acte éminemment subjectif, et offrir la possibilité à des institutions bourgeoises de le faire n’est pas une réjouissance pour nous. De plus, un tel blocage est facilement contournable. Cela mènerait donc à la création d’un marché noir du jeu en ligne extrêmement opaque. L’un des arguments invoqués pour justifier cette censure est que les maisons de jeu étrangères ne paient pas d’impôts en Suisse et ne contribuent donc pas au bien commun. Cet argument est tout à fait correct. Toutefois, c’est également le cas de tous les géants d’internet (GAFA). Et tout comme les maisons de jeu, ces entreprises ont nombre d’impacts négatifs sur leurs client.e.s. Or, on bloque pas ces sites-là ;ce serait absurde d’ailleurs. Ce pour quoi il faut se battre, c’est que ces entreprises, GAFA, maisons de jeu en ligne ou autres, paient réellement leurs impôts.

2) Des mesures de prévention insuffisantes
Selon les paritsan.nne.s de la réforme, celle-ci améliorerait la prévention en matière d’addiction aux jeux d’argent. Il faut dire que cela est nécessaire. Aujourd’hui on compte 75’000 personnes addictes aux jeux d’argent, ce qui représente des coûts sociaux d’entre 551 et 648 millions de francs par an. Or, le Parlement a biffé toutes les mesures de prévention, à l’exception certes de mesures d’exclusion des personnes dépendantes des casinos. Pire encore, la nouvelle loi introduit une défiscalisation des gains situés en-dessous du million, soit la quasi-totalité des gains. Cette mesure, en plus d’engendrer des pertes conséquentes pour l’État- et ce, alors que les mesures d’austérité pullulent-, renforce encore un peu plus le potentiel addictif des jeux d’argent. En effet, la possibilité de gagner plus qu’en travaillant, sans devoir payer d’impôts sur ce gain, le tout en quelques secondes, que faut-il de plus pour rendre un.e joueur.euse dépendant.e ?

3) Des mesures sociales profondément antisociales
1 milliard pour le sport, l’AVS et la culture ! Depuis le début de la campagne, c’est le seul et argument qu’utilisent les Verts et le PS pour voter en faveur de cette loi. Un milliard…il est vrai que c’est alléchant. Mais d’où vient ce milliard ? Du jeu… et donc des joueurs.euses. Mais qui sont ces personnes ? Certainement pas des riches, non, ce sont plutôt des personnes précarisées qui rêvent d’argent facile et rapide, à la fois pour se sortir de leur situation précaire et pour tendre vers cet idéal de richesse implanté dans leurs têtes par des années de propagande bourgeoise. Résumons : les Socialistes et les Verts veulent donc faire payer des pauvres pour financer des prestations qui leur sont en grande partie destinées. C’est absurde ! C’est même révoltant. D’aucuns rétorqueront que l’on ne peut pas faire autrement, les choses étant comme elles sont. Ce sont les mêmes personnes qui défendaient PV2020 avançant qu’un meilleur compromis ne serait pas obtenable au sein du Parlement. Nous, nous ne nous arrêterons pas au meilleur compromis possible, au moindre mal, non, nous nous battrons pour un État social fort, et si ce combat ne peut être mené au sein des institutions bourgeoises, nous l’amènerons dans la rue et irons chercher l’argent là où il est : dans les poches des riches.

OUI à l’initiative Monnaie Pleine

La Jeunesse socialiste genevoise soutient l’initiative « Monnaie pleine ». Celle-ci a le
mérite de provoquer un débat politique autour du thème méconnu de la création
monétaire. Le pouvoir accordé aux banques privées de créer de la monnaie (sous
une forme bâtarde) est une des sources du processus de distribution exacerbée des
richesses crées par les travailleurs aux exploiteurs ayant cours depuis une trentaine
d’années.
L’initiative Monnaie Pleine a donc pour but de faire que seule la banque nationale
suisse puisse créer des nouveaux francs. Actuellement, une banque privée utilise
une part de l’argent que les particuliers déposent chez elle pour le prêter à d’autres
personnes et crée ainsi de la monnaie en plus. Ainsi, la majeur partie de la création
monétaire échappe au contrôle de l’Etat. Cela pose donc un risque systémique
puisqu’il n’y a pas de vision d’ensemble de la création monétaire et la gestion de la
masse monétaire ne se fait pas pour les intérêts du plus grand nombre.
Bien que le texte de l’initiative ne soit pas suffisamment radical pour empêcher nos
dirigeants économiques de court-circuiter largement la volonté de ses concepteurs
au cas où elle serait acceptée, et, plus généralement, malgré l’optimisme de la part
de ces derniers quant à la capacité des mesures qu’ils préconisent (en particulier
« nationaliser » le crédit) à bouleverser les rapports de forces économiques actuels
et la trop grande confiance accordée à l’Etat de gérer l’économie en faveur des
travailleurs, il s’agit d’une initiative foncièrement progressiste et donc digne d’être
soutenue. Cette initiative à le mérite de poser la question du pouvoir des banques
privées sur ce qui nous sert à faire des transactions au quotidien.

C’est pourquoi la Jeunesse Socialiste Genevoise recommande de
voter OUI à l’initiative Monnaie Pleine.

Le 14 juin, les femmes et la JSG disent NON à PV2020

Le 14 juin 1981, la Suisse inscrivait dans sa Constitution l’égalité entre les hommes et les femmes. Dix ans plus tard, le 14 juin 1991, les femmes faisaient grève pour exiger l’égalité dans les faits. En 2017, on veut imposer aux femmes de travailler une année de plus sous prétexte d’égalité !
NON à une réforme de la prévoyance vieillesse sur le dos des femmes, OUI au référendum !
Dans l’espace public comme dans la sphère privée ou au niveau professionnel, les femmes sont confrontées au sexisme :
· En raison des inégalités accumulées, elles ont des rentes de 37% inférieures à celles des hommes, voire de 63% si on prend en compte uniquement le 2e pilier.
· Un simple calcul montre que pour combler l’actuelle inégalité salariale entre femmes et hommes, soit en moyenne 18,1 %, l’âge de la retraite des femmes devrait être fixé à 57 ans.
· Les femmes sont nombreuses à ne plus trouver de place sur le marché du travail bien avant d’avoir atteint l’âge de la retraite.
· Toutes générations confondues, les femmes assurent gratuitement les deux tiers du travail domestique de soins et d’éducation.
· 500’000 femmes ne touchent à leur retraite que l’AVS : les 70 francs, proposé par PV2020, de bonus ne leur suffiront pas pour vivre sans recourir aux prestations complémentaires
Afin de dénoncer cette mesure antisociale et de récolter des signatures pour le référendum, la JSG a mené aujourd’hui une action à la Place de la Navigation !
L’instrument référendaire doit en être l’outil actuellement, même si nous ne pouvons repousser qu’une petite partie des attaques de la bourgeoisie.
Pourtant, pour la Jeunesse socialiste genevoise, le référendum ne peut être un but en soi. Il ne peut avoir d’efficacité s’il n’est pas accompagné par une élévation de la conscience et l’organisation de la jeunesse et de la classe ouvrière.
Pour nous, cette réforme est inacceptable. Le système injuste des 3 piliers est incapable de garantir les retraites, et cette réforme, par le renforcement du 2e pilier, fait un pas en avant vers une pension plus individualisée et moins solidaire. A ce système injuste, nous opposons un système de pensions populaires qui ferait payer davantage les plus riches : une fusion de tous les piliers dans une véritable « AVS plus ».