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Non à la loi sur la Caisse de pension de la Police et du personnel pénitenciaire

Tout au long de leur carrière, les fonctionnaires de police et des établissements pénitentiaires sont appelés à grader. Cette augmentation en grade s’accompagne bien entendu d’une augmentation de salaire. A ce moment-là, les policiers.ères ont la possibilité de faire un rappel de leur cotisations pour leur caisse de prévoyance, c’est-à-dire de faire comme s’ils avaient gagné leur nouveau salaire dès le début et donc payé leurs cotisations par rapport à celui-ci. Jusqu’à maintenant, l’État finançait en moyenne 80 % du rappel. La nouvelle loi vise à supprimer ce régime-là et laisse les fonctionnaires de police et des établissements pénitentiaires devant un choix : prendre eux/elles-même le rappel en charge ou y renoncer.
La Jeunesse Socialiste Genevoise s’oppose fortement à cette réforme antisociale portée par la droite libérale et scandaleusement soutenue par les Vert-e-s. En effet, cette nouvelle loi signifie une détérioration nette des retraites des policiers.ères, ainsi déconnectées de leur salaires réels. Les partisan.ne.s de la nouvelle loi tendent de dépeindre la situation des policiers.ères comme un privilège, de la même façon que Macron le fait en France avec les cheminot.e.s, alors qu’il ne s’agit simplement que de retraites de qualité, dont l’entièreté de la population devrait pouvoir bénéficier. Ainsi, ils/elles montent les 99 % contre les fonctionnaires de police, les détourant ainsi des réels privilégiés : les 1 %. Enfin, cette réforme s’inscrit dans un mouvement massif de démantèlement des retraites. Dire non le 10 juin, c’est dire non toutes ces mesures d’austérité qui toucheront tant la fonction publique que les secteur privé dans les années à venir.

 

C’est pourquoi la JSG recommande de voter NON à la modification de la loi sur la Caisse de prévoyance de la Police et du personnel pénitentiaire.

OUI au plan directeur du PAV

Le quartier Praille-Acacias-Vernets est actuellement la plus grande zone de développement urbain potentiel à Genève. Tous les partis tombent d’accord sur la nécessité de transformer en véritable ville cette zone industrielle aux portes de Carouge. Mais qu’est ce qui doit être construit sur cette parcelle ? C’est ce que la loi sur l’aménagement du PAV règle aujourd’hui.
Un référendum a été demandé par le camp bourgeois contre la dernière mouture de cette loi. Pourquoi ? La droite considère que le pourcentage de logements sociaux prévu par la loi (62% du total) est bien trop grand. Inversement, elle affirme que le pourcentage de logements en propriété par étage (PPE) est trop faible (12%).
La Jeunesse Socialiste Genevoise, elle considère ce haut taux de logement sociaux comme une nécessité. En effet, le logement est un besoin de base de tout un chacun et actuellement le marché immobilier capitaliste ne fournit pas les logements nécessaires à la population genevoise. De plus, la crise du logement et la spéculation immobilière font que les loyers augmentent sans cesse et que les promoteurs sont motivés à construire des locaux commerciaux, plus profitables, et donc à accentuer la crise. Ainsi, il est clair que le manque de logements abordables trouve son origine dans les mécanismes du système capitaliste. C’est pourquoi, à long terme, il est nécessaire d’abolir ce système économique et de le remplacer par une planification socialiste qui construirait des logements selon les besoins des gens et non pas selon la nécessité de faire du profit. Toutefois, les gens ont maintenant besoin de se loger et c’est pourquoi il est aussi nécessaire de se battre aujourd’hui pour imposer des limitations au marché capitaliste du logement.
En forçant 60% de logements sociaux et 2 logements pour un emploi dans le nouveau quartier Praille-Acacias-Vernets, la nouvelle loi d’aménagement pose ces limitations et permettra de fournir un tant soit peu ce dont les genevois ont besoin, c’est-à-dire des logements abordables, nombreux et proches du centre-ville pour que les travailleurs ne doivent pas continuellement s’en aller vers la périphérie.
C’est pourquoi la Jeunesse Socialiste Genevoise recommande de voter OUI à la loi sur l’Aménagement du PAV.

NON à la nouvelle loi sur les jeux d’argent

Le 10 juin prochain, nous voterons sur la nouvelle loi sur les jeux d’argent. Voici les principales innovations de cette loi :

  • exploitation en ligne des jeux d’argent si proposées par des maisons de jeu sises en Suisse
  • contribution annuelle d’un 1mio de CHF à l’AVS, à la culture et au sport
  • exonération des gains aux jeux jusqu’à 1 million de CHF.

Le PS, les Verts et la Loterie Romande sont en faveur du texte mais la Jeunesse Socialiste Suisse, les Jeunes Vert.e.s Suisses s’y opposent tout comme economiesuisse et le PLR- désavouant ainsi son comité directeur (!). Difficile donc de se faire un avis sur cette loi en ne s’intéressant qu’aux recommandations de vote des différents partis et groupes d’intérêts… Il convient donc de regarder un peu plus en détail cette loi pour se forger une opinion.

1) La censure d’internet
La nouvelle loi sur les jeux d’argent permet l’ouverture d’un nouveau marché extrêmement lucratif : les jeux d’argent en ligne. Toutefois, seules les entreprises sises en Suisse pourront en proposer. Les autre maisons de jeu seront exclues du marché helvétique, ce qui passe concrètement par une censure au sein de la toile. C’est cette censure qui a profondément irrité les partis et organisations libérales, en effet quoi de pire pour elles qu’une limitation de la libre concurrence et de la (pseudo-) liberté individuelle des consammateurs.trices ? Mais revenons à cette censure. D’aucuns affirment qu’il s’agit là d’une dangereuse dérive autoritaire, nous n’irons pas jusque-là. Cette loi crée néanmoins un précédent : la possibilité de limiter internet pour le bien de la population et de son économie. Or, décider de ce qui est bien ou pas pour la Suisse est un acte éminemment subjectif, et offrir la possibilité à des institutions bourgeoises de le faire n’est pas une réjouissance pour nous. De plus, un tel blocage est facilement contournable. Cela mènerait donc à la création d’un marché noir du jeu en ligne extrêmement opaque. L’un des arguments invoqués pour justifier cette censure est que les maisons de jeu étrangères ne paient pas d’impôts en Suisse et ne contribuent donc pas au bien commun. Cet argument est tout à fait correct. Toutefois, c’est également le cas de tous les géants d’internet (GAFA). Et tout comme les maisons de jeu, ces entreprises ont nombre d’impacts négatifs sur leurs client.e.s. Or, on bloque pas ces sites-là ;ce serait absurde d’ailleurs. Ce pour quoi il faut se battre, c’est que ces entreprises, GAFA, maisons de jeu en ligne ou autres, paient réellement leurs impôts.

2) Des mesures de prévention insuffisantes
Selon les paritsan.nne.s de la réforme, celle-ci améliorerait la prévention en matière d’addiction aux jeux d’argent. Il faut dire que cela est nécessaire. Aujourd’hui on compte 75’000 personnes addictes aux jeux d’argent, ce qui représente des coûts sociaux d’entre 551 et 648 millions de francs par an. Or, le Parlement a biffé toutes les mesures de prévention, à l’exception certes de mesures d’exclusion des personnes dépendantes des casinos. Pire encore, la nouvelle loi introduit une défiscalisation des gains situés en-dessous du million, soit la quasi-totalité des gains. Cette mesure, en plus d’engendrer des pertes conséquentes pour l’État- et ce, alors que les mesures d’austérité pullulent-, renforce encore un peu plus le potentiel addictif des jeux d’argent. En effet, la possibilité de gagner plus qu’en travaillant, sans devoir payer d’impôts sur ce gain, le tout en quelques secondes, que faut-il de plus pour rendre un.e joueur.euse dépendant.e ?

3) Des mesures sociales profondément antisociales
1 milliard pour le sport, l’AVS et la culture ! Depuis le début de la campagne, c’est le seul et argument qu’utilisent les Verts et le PS pour voter en faveur de cette loi. Un milliard…il est vrai que c’est alléchant. Mais d’où vient ce milliard ? Du jeu… et donc des joueurs.euses. Mais qui sont ces personnes ? Certainement pas des riches, non, ce sont plutôt des personnes précarisées qui rêvent d’argent facile et rapide, à la fois pour se sortir de leur situation précaire et pour tendre vers cet idéal de richesse implanté dans leurs têtes par des années de propagande bourgeoise. Résumons : les Socialistes et les Verts veulent donc faire payer des pauvres pour financer des prestations qui leur sont en grande partie destinées. C’est absurde ! C’est même révoltant. D’aucuns rétorqueront que l’on ne peut pas faire autrement, les choses étant comme elles sont. Ce sont les mêmes personnes qui défendaient PV2020 avançant qu’un meilleur compromis ne serait pas obtenable au sein du Parlement. Nous, nous ne nous arrêterons pas au meilleur compromis possible, au moindre mal, non, nous nous battrons pour un État social fort, et si ce combat ne peut être mené au sein des institutions bourgeoises, nous l’amènerons dans la rue et irons chercher l’argent là où il est : dans les poches des riches.

OUI à l’initiative Monnaie Pleine

La Jeunesse socialiste genevoise soutient l’initiative « Monnaie pleine ». Celle-ci a le
mérite de provoquer un débat politique autour du thème méconnu de la création
monétaire. Le pouvoir accordé aux banques privées de créer de la monnaie (sous
une forme bâtarde) est une des sources du processus de distribution exacerbée des
richesses crées par les travailleurs aux exploiteurs ayant cours depuis une trentaine
d’années.
L’initiative Monnaie Pleine a donc pour but de faire que seule la banque nationale
suisse puisse créer des nouveaux francs. Actuellement, une banque privée utilise
une part de l’argent que les particuliers déposent chez elle pour le prêter à d’autres
personnes et crée ainsi de la monnaie en plus. Ainsi, la majeur partie de la création
monétaire échappe au contrôle de l’Etat. Cela pose donc un risque systémique
puisqu’il n’y a pas de vision d’ensemble de la création monétaire et la gestion de la
masse monétaire ne se fait pas pour les intérêts du plus grand nombre.
Bien que le texte de l’initiative ne soit pas suffisamment radical pour empêcher nos
dirigeants économiques de court-circuiter largement la volonté de ses concepteurs
au cas où elle serait acceptée, et, plus généralement, malgré l’optimisme de la part
de ces derniers quant à la capacité des mesures qu’ils préconisent (en particulier
« nationaliser » le crédit) à bouleverser les rapports de forces économiques actuels
et la trop grande confiance accordée à l’Etat de gérer l’économie en faveur des
travailleurs, il s’agit d’une initiative foncièrement progressiste et donc digne d’être
soutenue. Cette initiative à le mérite de poser la question du pouvoir des banques
privées sur ce qui nous sert à faire des transactions au quotidien.

C’est pourquoi la Jeunesse Socialiste Genevoise recommande de
voter OUI à l’initiative Monnaie Pleine.

Embuscade grotesque de la maréchaussée

Ce vendredi soir, comme lors de nombreux vendredis soir depuis plus de dix ans, des cyclistes et autres promeneurs sur roues se sont réunis pour procéder en groupe à la traditionnelle flânerie de la CRITICAL MASS, dans le but de rendre aux grises routes leur convivialité et leur sympathie (et accessoirement de freiner la circulation pour bien faire comprendre aux engins motorisés qu’ils ne sont pas maîtres en ces lieux).

Or, la Jeunesse Socialiste Genevoise ACCUSE la police d’avoir tendu un guet-apens perfide à ces promeneurs : les agents se sont en effet embusqués aux deux extrémités du pont des Bergues pour piéger les cyclistes réunis sur l’île Rousseau. Et ainsi, à mesure que la Critical Mass passait devant leurs yeux, ils procédaient à des arrestations pour les raisons les plus ineptes, notamment en cas d’absence de phares aux vélos. Ineptes, car rappelons-le bien : il n’y a rien d’illégal à organiser une petite virée à vélo entre amis. En tout, une vingtaine de cyclistes ont été verbalisés.

Nous déplorons donc cette répression gratuite contre une action pacifique, conviviale et devenue coutumière à Genève. Pourquoi persécuter les cyclistes ? Pourquoi tenter de les décourager de procéder à de nouvelles Critical Mass ? Ce sont pourtant bien eux les victimes des routes envahies d’engins polluants et agressifs : ils doivent avoir le droit de le proclamer. Crions-le haut et fort : réduisons drastiquement le trafic motorisé et favorisons les transports publics et les vélos !

La JSG candidate aux élections nationales !

Nous ne nous battons pas pour des candidats, nous nous battons pour des idées !

Mais au fait, quelle sont ces idées ?

Notre manifeste cantonal : http://js-geneve.ch/?page_id=14
Notre programme d’action national : http://www.juso.ch/wp-content/files/140316_JUSO_Aktionsprogramm_verabschiedet.pdf

Le 18 octobre : Liste 25 – Jeunesse Socialiste Genevoise

Michel Ribeiro
Amélie Bargetzi
Tristan Pun
Stéphanie Gomes
Dersu Heri Bezençon

Format mondial F4

Le N°10 de la Cuite Finale est sorti !

Le N°10 de la Cuite Finale est sorti !

Formidable ! Joyeux anniversaire à la Cuite ! En dix numéros, parus dans une intervalle de deux ans, la Cuite Finale, votre organe de propagande préféré, a eu le temps de changer et d’évoluer, et cela de concert avec la Jeunesse Socialiste Genevoise !

Vous souvenez-vous seulement de mai 2012 ? A cette époque, nous parlions d’élections complémentaires du conseil d’Etat mais aussi de la démission d’un des voyous du PLR suite à l’agression d’un barman en sortant de boîte (ça ne s’invente pas!). C’était aussi à cette époque que la fusée nord-coréenne s’est posée sur la Lune, comme notre correspondant nous l’avait fidèlement rapporté. Tout cela semble loin, et effectivement, les temps ont changé : la JSG n’est plus ce qu’elle était. De nouveaux membres motivés n’ont cessé d’affluer et à présent, rarement une semaine ne se passe sans que les médias rendent compte de nos actions et de nos activités. Eh bien, continuons sur cette voie !

Bonne lecture, camarades, et longue vie à la jeunesse ! Hourra!

Ici pour lire le numéro !

Pourquoi ici ?

« La masse des pauvres, dans les pays riches, se débat dans la gêne d’un quotidien fait de pâtes à l’eau, de conserves à bas prix et de factures impayées. Tapie dans cette médiocrité lancinante gît la menace de glisser vers la déchéance de la rue, de l’alcoolisme et de la mort anonyme du petit matin. »

Hervé Kempf

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Marre des jeunes ne respectant pas les traditions helvétiques

C’est avec un certains ras-le-bol que la Jeunesse Socialiste Genevoise a remarqué l’affiche des Jeunes UDC genevois concernant l’initiative sur l’abolition de servir.

Sur l’affiche de campagne des JUDC, on voit le président de ceux-ci avec son uniforme militaire.

La JSG rappelle, et semble être la seule à rappeler ceci, que d’après l’article 96 du Règlement de service de l’Armée du 22 Juin 1994 il « est interdit aux militaires d’organiser […] des campagnes de propagande quelles qu’elles soient ou d’y participer […] lorsqu’ils portent l’uniforme.

Nous considérons grave et scandaleux pour notre pays de voir des groupes politiques de jeunes ne respecter aucune tradition, si chères à notre pays, et considérer l’armée et son uniforme comme un simple outil de propagande. Les lois suisses doivent être respectées avant tout par les Suisses (d’autant plus lorsqu’ils se disent conservateurs). Nous espérons que le tribunal militaire se montrera intransigeant envers le soldat Xavier Schwitzgebel par rapport à son comportement irrespectueux vis-à-vis de l’uniforme sacré de l’armée suisse mais aussi vis-à-vis du non-respect du règlement militaire, tradition de notre pays. L’actuel service militaire ne semble pas avoir réussi à lui inculquer ces valeurs.

Le GSsA, lui conscient des lois de ce pays, a utilisé un uniforme ne représentant aucune armée dans son affiche de campagne pour abroger le service militaire, contrairement aux JUDC.

Quant à nous, la JSG n’a rien utilisé d’illégal. Nous avons montré une alternative au service militaire : faire l’amour, qui est une tradition helvétique depuis plusieurs millénaires.