Embuscade grotesque de la maréchaussée

Ce vendredi soir, comme lors de nombreux vendredis soir depuis plus de dix ans, des cyclistes et autres promeneurs sur roues se sont réunis pour procéder en groupe à la traditionnelle flânerie de la CRITICAL MASS, dans le but de rendre aux grises routes leur convivialité et leur sympathie (et accessoirement de freiner la circulation pour bien faire comprendre aux engins motorisés qu’ils ne sont pas maîtres en ces lieux).

Or, la Jeunesse Socialiste Genevoise ACCUSE la police d’avoir tendu un guet-apens perfide à ces promeneurs : les agents se sont en effet embusqués aux deux extrémités du pont des Bergues pour piéger les cyclistes réunis sur l’île Rousseau. Et ainsi, à mesure que la Critical Mass passait devant leurs yeux, ils procédaient à des arrestations pour les raisons les plus ineptes, notamment en cas d’absence de phares aux vélos. Ineptes, car rappelons-le bien : il n’y a rien d’illégal à organiser une petite virée à vélo entre amis. En tout, une vingtaine de cyclistes ont été verbalisés.

Nous déplorons donc cette répression gratuite contre une action pacifique, conviviale et devenue coutumière à Genève. Pourquoi persécuter les cyclistes ? Pourquoi tenter de les décourager de procéder à de nouvelles Critical Mass ? Ce sont pourtant bien eux les victimes des routes envahies d’engins polluants et agressifs : ils doivent avoir le droit de le proclamer. Crions-le haut et fort : réduisons drastiquement le trafic motorisé et favorisons les transports publics et les vélos !