Votations de juin : position sur l’initiative sur les bourses d’études

Quelques faits :

  • Seuls 8% des étudiants suisses touchent une bourse d’étude. C’est le taux le plus faible d’Europe.

  • C’est le canton de résidence officiel de l’étudiant qui est responsable des bourses d’études. Par conséquent, deux élèves étudiant dans la même université n’ont pas accès aux mêmes bourses.

  • Les cantons sont très disparates. Alors que le canton du Jura dépense 87.- par habitant dans les aides aux études, Schaffhouse n’en dépense que 17.

  • Entre 1990 et 2009, le nombre d’étudiants a augmenté de 37% alors que le montant alloué aux bourses d’études a baissé de 11%.

L’Unes considère qu’il est normal qu’un étudiant soit aidé par ses parents et qu’il travaille en parallèle de ses études afin de se donner les moyens de réussir. Néanmoins l’Etat doit aider ses étudiants à réussir, surtout en Suisse où la seule richesse du pays est son éducation !

Les opposant au texte se raccroche à deux arguments principaux, le coût de l’initiative qu’ils estiment à 500 millions de francs par an et au faible contre-projet qui consiste en l’adhésion de tous les cantons au concordat sur les bourses d’études.

La droite loue ce concordat qui pourtant ne demande que l’harmonisation formelle de l’accès à la bourse d’étude. Cela veut dire que tous les cantons auront les mêmes conditions d’octroi de bourses. Cette mesure est lâche et n’aborde pas le problème de fond : assurer une égalité des chances.

Il nous faut une harmonisation matérielle ! Cette dernière est demandée par l’initiative grâce à la délégation de la compétence d’octroi des bourses à la Confédération. Tous les étudiant-e-s demanderont alors leur bourse au même interlocuteur, l’Etat helvétique.

La situation actuelle est dangereuse, car tout le monde n’est pas logé à la même enseigne ; on sait que la réussite universitaire est lié à l’origine socio-culturelle des étudiant-e-s. C’est le rôle d’une bourse d’étude efficace de mettre tout le monde sur un pied d’égalité. La feuille fédérale de 1964 le disait déjà et la situation a malgré tout empiré !

Il ne tient qu’à nous le 18 juin d’assurer l’avenir des étudiants grâce à une vraie bourse d’étude de 24’000 francs au maximum (contre 16’000 aujourd’hui à Genève par exemple).

OUI à l’IN sur les bourses d’étude le 18 juin !

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