Non à l’intervention militaire en Syrie

Face aux menaces proférées récemment par les puissances occidentales (USA et France) d’attaquer la Syrie, le terrorisme islamiste soutenue par des régimes obscurantistes (pays du Golfe) et la volonté de Moscou de venir en aide au régime despotique de Al Assad, nous, jeunes socialistes, ne pouvons qu’exprimer notre profonde opposition à toute intervention étrangère quelle qu’elle soit dans ce pays.

Il est vrai que la situation y est catastrophique : des centaines de milliers de syriens et syriennes mort-e-s ainsi que des millions de déplacé-e-s. Chaque jour des crimes atroces sont commis contre le peuple, pris en étau entre une dictature sanglante et une opposition passée en grande partie aux mains des forces réactionnaires de la région.

Sans entrer dans la considération de l’affaire des gaz toxiques, prétexte à l’intervention étrangère et dont l’issue de l’enquête reste incertaine, ni de celle des différentes forces en conflit, internes ou étrangères, qui sont également sujet à débat et spéculations, l’unique question que nous devons nous poser, en tant qu’internationalistes, est la suivante : « Où se trouve l’intérêt du peuple syrien ? »

Certainement pas dans une intervention impérialiste, qui n’a su amener, là où elle est intervenue, que chaos et misère (Irak, Afghanistan) et dont l’unique ambition est de servir l’intérêt matériel de son système en crise.

Ce n’est en effet pas un hasard si cette volonté intervient alors que les intérêts américains dans la région sont dangereusement menacés par les derniers développements révolutionnaires en Égypte. C’est également parce qu’elle est confrontée aux contradictions internes au pays que l’administration Obama est contrainte de temporiser ; c’est la même raison qui a fait reculer Cameron. Comment en effet le travailleur américain, le travailleur britannique peut-il accepter que son pays s’engage dans des opérations militaires coûteuses, alors même qu’on lui impose des coupes draconiennes dans le système de santé ? Comment le travailleur français peut-il consentir au discours va-t-en guerre de son président alors même qu’il veut le soumettre à la drastique « réforme des retraites » ?

De même, c’est de la classe ouvrière syrienne que devra venir l’issue, et non de forces extérieures, quelles qu’elles soient. Nous manifestons notre solidarité avec le peuple syrien en lutte et nous saluons la décision du gouvernement suisse d’accueillir un contingent de réfugiés et l’enjoignons à continuer sur cette voie.

NON A L’INTERVENTION IMPÉRIALISTE !

NON A LA DISLOCATION DE LA SYRIE !

SOLIDARITÉ AVEC LE PEUPLE SYRIEN !

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