NON à l’Initiative « financer l’avortement est une affaire privée »

NON à l’Initiative « financer l’avortement est une affaire privée »

NON à l’Initiative « financer l’avortement est une affaire privée »

La Jeunesse Socialiste Genevoise (JSG) en Assemblée Générale a décidé à l’unanimité de soutenir le NON à l’initiative rétrograde « financer l’avortement est une affaire privée ».

Cette initiative mettrait en place un système où l’avortement ne serait plus pris en charge par l’Assurance de base mais devrait être payé entièrement de la poche de la patiente.

Le vrai but des initiants : imposer leur vision et diminuer le nombre d’avortements

D’ailleurs les initiants ne s’en cachent pas : Ils le disent dès la première ligne de leur argumentaire. Et pour imposer leur vision de la vie, ils ont décidé d’utiliser la pression de l’argent pour que les plus faibles, les plus démunis, les jeunes ne puissent plus avorter… par manque d’argent. Ces milieux anti-avortement qui prétendent agir au nom d’une « Morale » utilisent le moyen le plus injuste, le plus immoral, pour empêcher les femmes de choisir librement d’avorter ou non, d’après leurs propres principes moraux.

Aujourd’hui une femme peut avorter selon son avis, selon son ressenti, selon sa situation familiale avec le père. Si demain le statut économique définit la capacité à avorter, comment un couple peut-il aimer son enfant normalement s’il a été forcé financièrement à le garder ? Et quelles seront les répercussions sur l’enfant ? Ces questions, les initiants ne se les posent pas mais le peuple suisse doit se les poser le 9 Février 2014.
L’initiative met en péril notre système de santé :

Au-delà de l’avortement, l’initiative attaque tout notre système de santé en refusant d’en financer une partie car cela ne plairait pas à une partie de la population. Si on continue dans ce sens, bientôt les inactifs refuseront de financer les accidents dû au sport, les femmes refuseront de payer pour les traitements de la prostate, les hommes ne payeront plus le congé maternité… Nous finançons un système avec notre assurance maladie et non une médecine à la carte digne du McDonalds.
On nous promet une baisse des primes : FAUX!                     

L’arrêt du remboursement de l’IVG ne baisserait que de 15 centimes par mois nos primes d’assurances. Ceci est sans compter l’augmentation des coûts de la santé à cause des futurs avortements clandestins réalisés dans des conditions qui ne seront jamais aussi bonnes que celles d’un hôpital. L’augmentation de nos primes d’assurances est due à d’autres raisons, notamment à un système opaque où les assureurs ont énormément de pouvoir et d’influence. Pour lutter contre nos primes explosives, il nous faut une caisse publique et non une limitation de l’avortement.
En conclusion, rappelons que la Suisse a un des taux d’avortements les plus faibles d’Europe, avec 6,8 IVG pour 1000 femmes (en 2010) ; soit moins que les USA (pourtant si puritains) (19,6) et que la très catholique Espagne (11,4)… Il est clair que l’IVG n’est pas un acte réalisé de manière « irresponsable » en Suisse, contrairement à ce qu’on peut entendre des groupes anti-avortements.

Pour un avortement libre et gratuit!

admin

Laisser un commentaire