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Blessure d’un JS suisse dans les manifestations en France et désaveu du PS : solidarité avec notre camarade blessé !

Lors de la grande manifestation contre la nouvelle loi du travail en France, Alain Roth, président de la JS Oberaargau, a été gravement blessé par une grenade lacrymogène, probablement lancée par la police française. Les sections JS du Valais romand, de Fribourg et de Genève condamnent sans réserve la violence policière contre le mouvement de résistance et souhaite à son camarade un prompt rétablissement ainsi que beaucoup de courage pour surmonter les séquelles de cette attaque malhonnête.

Le mouvement de grève, qui mène depuis des semaines une lutte exemplaire contre les attaques du gouvernement « socialiste » de François Hollande, culminait dans les manifestations du 14 juin. Plus d’un million de travailleuses, travailleurs et de jeunes étaient dans les rues, et plusieurs centaines de milliers dans les autres villes du pays. Comme lors des précédentes manifestations, des unités spéciales de la police sont intervenues et ont brutalement abusé de leur force. Le camarade Alain Roth, pour avoir subi une grave blessure à la colonne vertébrale, a frôlé la mort : ce fait gravissime, ainsi que les blessures des autres manifestants, ne semblent pas faire reculer le gouvernement Hollande dans l’application de sa réforme.

La lutte des travailleuses et travailleurs et de la jeunesse en France contre le capitalisme et ses impacts néfastes est aussi la nôtre : voilà pourquoi des militant-e-s suisses prennent part à la résistance. L’internationalisme est la base de notre combat.

Le PS Langenthal ne comprend pas cela. Alain Roth, qui est candidat aux élections communales dans cette section, a été désavoué : le PS Langenthal, par un spectaculaire acte de faiblesse, s’est distancié de notre camarade par un communiqué de presse et l’a évincé de la liste électorale. Ils ont non seulement trahi notre camarade, mais aussi les principes d’internationalisme socialiste qui sont les nôtres. Ces mots leur sont étrangers : dans leur communiqué de presse, ils annoncent ne pas comprendre la présence de notre camarade dans les manifestations en France.

Pour cela, nous appelons instamment le PS Langenthal à s’excuser pour ce comportement et à réhabiliter Alain Roth.

Nous souhaitons à notre camarade une guérison rapide et espérons le revoir très prochainement chez nous. Solidarité avec la lutte des travailleuses et des travailleurs français ! Nous soutenons entièrement les objectifs du mouvement et continuons à l’encourager de toutes nos forces.

La Jeunesse Socialiste du Valais romand
La Jeunesse Socialiste de Fribourg
La Jeunesse Socialiste de Genève

Traduit et adapté du communiqué de presse de l’Étincelle, avec leur permission.

http://www.derfunke.ch/htm/de/deutsch/internationale-solidaritaet/solidaritaet-mit-unserem-verletzten-genossen/

Pourquoi ne soutenons-nous pas le revenu de base inconditionnel ?

La Jeunesse socialiste genevoise recommande de rejeter l’initiative pour un revenu de base inconditionnel malgré ses attraits évidents. Les partisans répètent à l’envi qu’il ne s’agit que d’un vote sur le principe d’un revenu de base, mais on ne peut pas occulter la mise en application d’une telle initiative en cas d’acceptation, qui risquerait d’être bien éloignée des objectifs initiaux. Sans parler des problèmes constitutionnels que l’initiative implique (de nombreux articles devraient être modifiés), le danger principal pèse sur le système de protection sociale. Personne ne conteste l’imperfection de ce système, mais la simplicité du revenu de base n’est sans doute pas apte à répondre à la complexité des difficultés et des besoins des plus défavorisés. Que reste-t-il au citoyen démuni pour qui le montant du revenu de base ne suffit pas ? Il faudra soit remplacer les diverses assurances sociales, mais alors le montant ne peut pas être fixe, soit rendre le système encore plus complexe.

Comment peut-on améliorer la situation des plus défavorisés en considérant, sur le plan socio-économique, chaque citoyen sur un pied d’égalité ? Ce type de réponse libertarienne remet non seulement en cause la plupart des acquis sociaux, mais refuse aussi à tort de reconnaître la complexité des situations fragiles.

Un défaut d’ordre plus général gêne également : le modèle de société nouvelle proposé par le revenu de base inconditionnel met l’argent au centre de toute chose. Le choix de son travail ou l’encouragement aux études et à la vie créative, souhaités par les initiants, dépendent entièrement d’une arrivée d’argent continuelle. Or, il n’est pas souhaitable que notre bonheur dépende uniquement de la somme d’argent que l’on reçoit. Dans tous les cas, le Parlement, qui fixerait cette somme, est à majorité de droite ; et c’est précisément cette droite qui n’hésiterait pas à prendre pour prétexte l’existence du revenu de base pour bloquer toute tentative ultérieure d’avancée socialiste.

Une tension apparaît indéniablement entre le texte aussi concis que vague de l’initiative et les innombrables objectifs des initiants. La jeunesse doit rêver, et le principe d’un revenu de base le permet, mais ne peut pas être irresponsable, devant les graves défauts de l’initiative.

La JSG candidate aux élections nationales !

Nous ne nous battons pas pour des candidats, nous nous battons pour des idées !

Mais au fait, quelle sont ces idées ?

Notre manifeste cantonal : http://js-geneve.ch/?page_id=14
Notre programme d’action national : http://www.juso.ch/wp-content/files/140316_JUSO_Aktionsprogramm_verabschiedet.pdf

Le 18 octobre : Liste 25 – Jeunesse Socialiste Genevoise

Michel Ribeiro
Amélie Bargetzi
Tristan Pun
Stéphanie Gomes
Dersu Heri Bezençon

Format mondial F4

Votations de juin : position sur l’initiative sur les successions

En Suisse, 2% des plus riches possèdent davantage de fortune que les 98% restants !

L’emploi répété de ce genre de chiffre ne démontre pas un manque de créativité, mais au contraire la grande nécessité de rendre la répartition des richesses plus égalitaire. L’initiative sur la réforme de la fiscalité successorale constitue une étape importante du long chemin vers une structure sociétale juste et égalitaire.

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Votations de juin : position sur l’initiative sur les bourses d’études

Quelques faits :

  • Seuls 8% des étudiants suisses touchent une bourse d’étude. C’est le taux le plus faible d’Europe.

  • C’est le canton de résidence officiel de l’étudiant qui est responsable des bourses d’études. Par conséquent, deux élèves étudiant dans la même université n’ont pas accès aux mêmes bourses.

  • Les cantons sont très disparates. Alors que le canton du Jura dépense 87.- par habitant dans les aides aux études, Schaffhouse n’en dépense que 17.

  • Entre 1990 et 2009, le nombre d’étudiants a augmenté de 37% alors que le montant alloué aux bourses d’études a baissé de 11%.

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Faire progresser les droits des apprenti-e-s!

Faire progresser les droits des apprenti-e-s!

Aujourd’hui, lors d’une conférence de presse, la JSS a présenté sa campagne nationale pour les droits des apprentis. Durant son Assemblée Annuelle, fin mars 2015, la JSS a adopté un papier de position détaillé sur le sujet. La JSS veut mettre à l’agenda politique les revendications de plus de protection, de meilleures conditions de travail et de la possibilité de participer aux décisions.

Dans son papier de position: “Plus de démocratie: le chemin pour une meilleure formation professionnelle. ” la JSS est claire, agir pour la formation professionnelle est nécessaire. La JSS revendique en particulier un meilleur contrôle de l’apprentissage par les cantons, un salaire minimum pour les apprentis et les stagiaires, le droit à l’emploi après sa formation et au moins 2 heures rémunérées par semaine à travailler pour ses cours de l’école professionnelle. ” Les politiques passent sous silence l’absence de démocratie et le manque de protection pour les apprentis. ” déclare Fabian Molina prédisent des JSS. “Depuis l’introduction de la loi sur la formation professionnelle, il y a plus d’une décennie, plus rien n’a été fait pour les intérêts et la protection des apprentis. “

“Au cours des prochains mois, la JSS, en collaboration avec ses sections cantonales et régionales, récoltera dans les écoles professionnelles 25’000 signatures et ainsi ses revendications seront portées sur le devant de la scène politique. ” a expliqué la vice-présidente de la JSS Hanna Bay à la conférence de presse. Sous www.fight-for-your-rights.ch, vous pouvez suivre les progrès de la campagne et commander du matériel.

Sandra Achermann, Yoann Péclard et Marcel Molard, tous les trois ont effectué un apprentissage et relaté leurs expériences à la conférence de presse. Leurs déclarations démontrent clairement qu’une lutte pour réformer la formation professionnelle est urgente.”

Et qu’en est-il au niveau genevois ?

Au niveau cantonal, la JSG a mené un vaste sondage auprès des apprentis pendant ces dernières semaines afin de découvrir l’importance attribuée aux différentes revendications. Lors des discussions qui se sont créées à l’occasion du sondage, la demande d’un mouvement pour la cause des apprentis s’est clairement faite sentir. Ce mouvement a jusqu’à maintenant été difficile à réaliser à cause de l’extrême diversité des horaires, des cursus et des modalités de chaque apprentissage, mais il est certain que la campagne de la JSS permettra de surmonter ces obstacles.

 

La pétition exigeant plus de droit pour les apprenti-e-s peut être téléchargée ici !

La JSG s’engage pour les apprenti-e-s!

La Jeunesse Socialiste Genevoise s’engage pour les apprenti-e-s!

Nous avons lancé récemment un sondage sur les conditions d’apprentissage. Nos militant-e-s vont régulièrement dans les Centres de Formation Professionnelles (CFP) afin de rencontrer et discuter avec les apprenti-e-s de sujets qui les touchent directement.

Tu peux signer le sondage ici!

N’hésites pas à nous contacter si tu as des questions, des remarques ou autres 🙂

info@js-geneve.ch

Contre le déplacement de Candolle et la fermeture du cycle de la Seymaz : Halte aux mesures à court termes

Contre le déplacement du collège de Candolle et la fermeture du cycle de la Seymaz : halte aux mesures à court terme !

Le Collège de Candolle est empreint d’une longue histoire. Situé à l’emplacement du premier collège public gratuit de Genève, créé en 1429, il fait partie du patrimoine culturel de Genève.
La Jeunesse Socialiste Genevoise est courroucée d’assister à l’attaque d’un tel monument par l’austérité ambiante. En effet, le faible nombre des lieux d’enseignement genevois a souvent été dénoncé par la gauche genevoise, mais ces interpellations n’ont que trop rarement été entendues par la majorité bour-
geoise qui n’a jamais réellement investi dans l’éducation, première richesse du canton et surtout barrière ultime face à l’extrémisme grouillant.
Aujourd’hui, face au nombre grandissant d’élèves à l’ECG, le DIP tente un déménagement à haut risque qui provoque naturellement la colère de ceux qui voient leurs mémoires et coutumes violées, sans compter le désarroi des élèves et enseignants du C.O. de la Seymaz, qui sont les grandes victimes de ces changements puisqu’ils sont tout simplement laissés sur le carreau.
Nous déplorons surtout le fait que cette mesure n’agisse qu’à très court terme, puisque la nouvelle ECG qui occupera le bâtiment de Candolle ne suffira pas à accueillir la totalité des nouveaux arrivants lors de la prochaine rentrée. La seule solution concrète est de construire de nouveaux lieux de formation, et cela au plus vite, et non de procéder à des déplacements aléatoires.
Les principaux fautifs de l’histoire sont les partisans de l’austérité au Grand Conseil (UDC, MCG, PLR) qui relèguent visiblement l’éducation en seconde zone, laissant une faible marge de manœuvre au DIP, mais nous déplorons cependant les agissements de la conseillère d’état PS Anne Emery-Torracinta, le cerveau de l’opération, qui une fois encore ne s’est aucunement concertée avec les personnes concernées : les professeurs, les directions des écoles, les syndicats, les élèves et les parents d’élèves. Ce manque de communication est aberrant, car nul socialiste ne doit se garder de communiquer et de négocier avec les acteurs de terrain, qui sont le cœur battant de l’éducation genevoise.